Kinshasa, 15 octobre 2026- L’opposant Franck Diongo a justifié le recours aux armes par Joseph Kabila, estimant que la fermeture des voies pacifiques ne laisse d’autre choix que la violence. Intervenant lors d’un Space en direct sur X, le cadre du mouvement Sauvons la RDC a directement mis en cause le président Félix Tshisekedi, qu’il accuse de refuser le dialogue politique.
« Quand vous fermez toutes les voies pacifiques, la seule qui reste, c’est la violence », a déclaré Franck Diongo, défendant ainsi la position de l’ancien président Joseph Kabila dans le contexte de la création d’un nouveau mouvement politico-militaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
L’opposant s’est également interrogé sur le traitement réservé à l’ancien chef de l’État, estimant que celui-ci avait cédé le pouvoir de bonne foi avant de faire face, selon ses propos, à des humiliations, des menaces et à l’exil.
Il a notamment contesté la condamnation à mort de Joseph Kabila, qu’il a qualifiée de « gratuite », dénonçant un « dossier fabriqué, un dossier vide ».
« Kabila doit accepter d’aller s’agenouiller devant M. Tshisekedi, ou rejoindre les 48 généraux en prison ? », a-t-il lancé, évoquant les pressions que subirait l’ancien président. Franck Diongo a également affirmé que Joseph Kabila avait été visé par des drones après son retour dans des zones contrôlées par la rébellion.
L’opposant a attribué le recours aux armes au refus du dialogue qu’il impute à Félix Tshisekedi. Selon lui, le chef de l’État privilégierait un « monologue » politique, notamment dans le but de modifier la Constitution et de prolonger son mandat.
Pour étayer son argumentation, Franck Diongo a invoqué l’article 64 de la Constitution congolaise, qui prévoit notamment le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation des dispositions constitutionnelles.
Relancé sur le fait que cette disposition ne constitue pas une autorisation explicite de recourir aux armes, l’opposant a insisté sur le statut de Joseph Kabila en tant qu’ancien président de la République.
« Aucun ancien président ne devient un citoyen de seconde catégorie », a-t-il soutenu, affirmant que l’ancien chef de l’État avait le droit de défendre ses convictions et de rechercher des alliances.
À travers cette intervention sur X, Franck Diongo a ainsi défendu la démarche de Joseph Kabila tout en accusant le pouvoir de Kinshasa de fermer la porte à une solution politique négociée, dans un contexte marqué par la persistance des tensions et de l’insécurité dans l’est de la RDC.
