Kinshasa, 15 octobre 2026- Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a reçu au moins 971 millions de francs congolais, soit environ 420 000 dollars, en compléments de salaire en 2025, selon une enquête d’Africa Intelligence publiée le 15 octobre 2026. Le média s’appuie sur plusieurs documents comptables de la Banque centrale du Congo (BCC).
D’après ces documents, six opérations bancaires portant explicitement la mention « compléments de salaire » ont été effectuées au profit du chef de l’État.
Les lois de finances successives fixaient son traitement de base à 27 millions de francs congolais par mois, soit 324 millions de francs congolais par an, équivalant à environ 140 000 dollars.
Les documents de la BCC recensent également quatorze autres virements effectués en 2025, pour un montant total de 1,61 milliard de francs congolais, soit environ 700 000 dollars.
Parmi ces opérations, treize virements enregistrés le 27 juin 2025, totalisant près de 1,19 milliard de francs congolais, correspondent à des régularisations de compléments de rémunération pour les années 2023 et 2024.
Un autre versement de 421,7 millions de francs congolais, soit environ 182 500 dollars, est libellé « paie des indemnités de fin de mandat » et renvoie à une opération datée du 6 décembre 2023.
Au total, vingt virements représentant près de 2,58 milliards de francs congolais, soit environ 1,1 million de dollars, figurent dans les documents comptables au titre des rémunérations et indemnités du président.
Africa Intelligence précise toutefois que les documents consultés ne permettent pas d’établir si les compléments de salaire s’ajoutent au traitement de base ou si celui-ci est déjà intégré dans les sommes versées.
Contactée par le média, la présidence congolaise affirme que Félix Tshisekedi a pris des mesures pour mobiliser les ressources de l’État en faveur de l’effort de guerre, notamment par la réduction du train de vie des institutions et la rationalisation de certaines dépenses publiques. Elle indique également que le chef de l’État consent à des sacrifices financiers considérables.
