Kinshasa, 15 octobre 2026- L’avocat Hervé Diakiese Kyungu sollicite son retrait temporaire de ses fonctions de porte-parole d’Ensemble pour la République, quelques jours après la levée de sa suspension par la direction du parti de Moïse Katumbi.
Dans une lettre datée du 15 octobre 2026, il justifie cette démarche par des contraintes professionnelles liées à des procédures judiciaires sensibles en Europe.
Le 20 août dernier, le Directoire exécutif national d’Ensemble pour la République avait suspendu Hervé Diakiese de ses fonctions de porte-parole à la suite de propos jugés inappropriés et discourtois envers le président du parti et certains de ses cadres. Il avait également été mis à la disposition du Comité des sages pour être entendu sur les faits qui lui étaient reprochés.
Cette mesure a été levée par une décision signée le 28 septembre 2026 par le secrétaire général du parti, Dieudonné Bolengetenge Balea. La réhabilitation de l’avocat a été rendue publique début octobre, lui permettant de retrouver ses fonctions.
Le 15 octobre, soit quelques jours après sa réhabilitation, Me Hervé Diakiese a adressé une nouvelle correspondance à Moïse Katumbi pour solliciter son retrait temporaire du porte-parolat.
Inscrit aux barreaux de Paris et de Matadi, l’avocat explique que ses activités professionnelles l’amènent à comparaître de plus en plus fréquemment en Europe dans des procédures judiciaires particulièrement sensibles.
Il estime que sa visibilité politique pourrait créer des amalgames et exposer ses clients à une exploitation politicienne de leurs dossiers.
Il demande ainsi au président d’Ensemble pour la République de prendre les dispositions nécessaires pour assurer son remplacement temporaire, afin de lui permettre d’exercer son métier d’avocat en toute sérénité.
Dans sa correspondance, Hervé Diakiese exprime également sa reconnaissance envers Moïse Katumbi pour la confiance accordée durant son parcours au sein du parti.
« Ce fut un grand honneur et un privilège de porter la parole de notre parti, depuis votre campagne électorale jusqu’à votre exil, et je vous en resterai infiniment reconnaissant », écrit-il.
Cette demande de retrait intervient donc après une suspension suivie d’une réhabilitation. L’avocat invoque désormais des impératifs professionnels pour justifier sa volonté de se mettre temporairement en retrait de ses responsabilités politiques.
