Kinshasa, le 13 octobre 2026- L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par Théophile Mbemba, prend ses distances avec le mouvement politique « Sauvons la RDC », après le choix de la voie militaire par son leadership, associé à l’ancien président Joseph Kabila. Le parti affirme ne pas être associé à cette option, qu’il présente comme contraire à ses convictions.
Dans une déclaration, Théophile Mbemba précise que ni son parti, ni lui-même, ni aucun membre de l’AAP ne sont impliqués « ni de près ni de loin » dans cette orientation.
L’ancien collaborateur de Laurent-Désiré Kabila et de Joseph Kabila justifie cette position par sa volonté de rester fidèle à ses « profondes convictions ».
Cette prise de distance intervient alors que l’AAP avait participé au conclave des forces politiques et sociales organisé à Nairobi, au Kenya, où le parti avait signé la déclaration fondatrice du mouvement « Sauvons la RDC ».
Selon Théophile Mbemba, cette adhésion répondait à des objectifs politiques précis, notamment la lutte contre la dictature et l’obtention d’un dialogue national inclusif.
Ce processus devait, selon lui, contribuer à restaurer l’autorité de l’État et à préserver l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
En rejetant le recours à la voie militaire, l’AAP entend ainsi marquer une distinction entre les objectifs initiaux de sa participation au mouvement et l’orientation désormais privilégiée par ses dirigeants.
Le parti réaffirme, à travers cette position, son désaccord avec toute option qui ne correspond pas à ses convictions.
Cette décision souligne les divergences qui peuvent apparaître au sein des forces politiques réunies autour de « Sauvons la RDC », notamment sur les moyens à privilégier pour répondre à la crise politique et sécuritaire que traverse le pays.
Suspendue en octobre 2025 après sa participation au conclave de Nairobi autour de Joseph Kabila, l’AAP de Théophile Mbemba prend aujourd’hui ses distances avec « Sauvons la RDC », rejetant l’option militaire désormais privilégiée par l’ancien président.
