Kinshasa, 15 octobre 2026 – Le juriste et libre penseur Claude Baziluka estime que les pressions judiciaires en Belgique, conjuguées à la menace militaire attribuée au Front de résistance nationale (FRN), pourraient fragiliser davantage le pouvoir du président Félix-Antoine Tshisekedi. Dans son analyse, il évoque les répercussions possibles de cette double pression sur la gouvernance du pays, le projet de révision constitutionnelle, la gestion de la crise sécuritaire et les perspectives d’un dialogue politique inclusif.
Dans sa réflexion, Claude Baziluka considère que l’étau judiciaire belge qui, selon lui, commence à se resserrer autour du chef de l’État congolais pourrait avoir des conséquences importantes sur la conduite des affaires publiques. Il estime que cette situation serait susceptible de compliquer davantage plusieurs dossiers liés à la gouvernance, tout en accentuant les incertitudes autour des initiatives politiques du pouvoir en place.
Le juriste cite notamment le projet de changement de la Constitution, la gestion de la crise sécuritaire qui secoue la République démocratique du Congo ainsi que la position de Félix Tshisekedi face aux appels en faveur d’un dialogue politique inclusif.
Au volet judiciaire, Claude Baziluka ajoute l’hypothèse d’une intensification de la pression militaire exercée par le Front de résistance nationale (FRN), associé à l’ancien président Joseph Kabila.
Selon son analyse, la combinaison de ces deux facteurs pourrait réduire les marges de manœuvre politiques du président Tshisekedi et modifier les rapports de force entre les deux personnalités.
Le juriste envisage deux scénarios. Le premier serait celui d’une négociation engagée par Félix Tshisekedi en position de faiblesse, qui pourrait l’amener à consentir d’importantes concessions à son adversaire politique. Le second serait celui d’une sortie du pouvoir dans des conditions difficiles, qu’il compare à la fin du régime de l’ancien président Mobutu Sese Seko.
Cette comparaison repose, selon Claude Baziluka, sur des similitudes qu’il dit observer entre les deux dirigeants. Elle traduit surtout ses inquiétudes quant à l’évolution du rapport de force politique en RDC. Toutefois, ces scénarios relèvent de son analyse et ne constituent pas une issue établie.
Au-delà de son analyse politique, Claude Baziluka formule un appel direct à Félix Tshisekedi. Il l’invite à une introspection et à un changement rapide d’approche afin d’éviter une aggravation de la situation.
« Qu’il parle à sa personne intérieure pour qu’il se ressaisisse vite avant que la situation ne se dégrade davantage pour lui », recommande-t-il, en présentant cette démarche comme une prière qu’il dit partager avec de nombreux Congolais.
À travers cette prise de position, le juriste pose la question de la capacité du pouvoir congolais à faire face simultanément aux défis judiciaires, sécuritaires et politiques.
Son analyse met également en lumière les incertitudes entourant les rapports entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, alors que la question d’un dialogue inclusif continue d’alimenter le débat politique national.
Reste à savoir si le chef de l’État privilégiera une démarche de concertation politique ou maintiendra son approche actuelle face aux pressions qu’évoque Claude Baziluka.
