Kinshasa, 25 octobre 2026 – Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a évoqué l’échéance de 2028 et la question d’une éventuelle révision constitutionnelle devant les élus et plusieurs personnalités de l’Union sacrée de la Nation, réunis samedi 24 octobre 2026 à Kinshasa.
Au cours de cette rencontre, le chef de l’État a laissé à sa famille politique la responsabilité de décider de l’opportunité de modifier l’actuelle Constitution, tout en affirmant qu’il accepterait de s’arrêter là si ses partisans refusaient cette démarche à l’approche de 2028.
« Si, en 2028, vous refusez, je m’arrête là », a déclaré Félix Tshisekedi, dans une intervention où il a également exprimé ses réserves à l’égard de la Loi fondamentale.
Cette déclaration intervient alors que l’éventualité d’une révision constitutionnelle suscite des débats au sein de la classe politique congolaise. Si certains acteurs estiment qu’une réforme pourrait permettre d’adapter les institutions aux réalités du pays, d’autres y voient un risque pour les principes de l’alternance démocratique et les limites constitutionnelles du pouvoir présidentiel.
Face aux membres de sa majorité, Félix Tshisekedi a également insisté sur les objectifs qu’il entend poursuivre à la tête du pays. Il a notamment évoqué sa volonté de rétablir le bon fonctionnement de l’État et de parvenir à une paix véritable et durable en République démocratique du Congo.
« Sachez que j’ai une mission de mettre le pays sur les rails, d’installer une paix véritable et durable », a-t-il affirmé.
En renvoyant la responsabilité d’une éventuelle modification constitutionnelle à sa famille politique, le président place ainsi l’Union sacrée devant un débat qui pourrait peser sur ses orientations dans les prochains mois.
La déclaration présidentielle intervient alors que 2028 constitue une échéance majeure pour les institutions congolaises. La Constitution actuellement en vigueur encadre les conditions d’exercice du pouvoir présidentiel, notamment la durée et le nombre de mandats.
Si Félix Tshisekedi affirme qu’il s’arrêterait en 2028 en cas de refus de sa majorité, ses propos ne précisent pas les changements constitutionnels qu’il souhaiterait voir adopter ni les dispositions concernées.
Reste à savoir quelle position prendra l’Union sacrée face à cette question et comment ses différentes composantes se positionneront dans le débat sur l’avenir constitutionnel du pays.
