Kinshasa, 25 octobre 2026- Le débat autour d’une éventuelle modification de la Constitution congolaise du 18 février 2006 continue de susciter des réactions dans la classe politique. Salomon Kalonda appelle les parlementaires et le président de la République à mesurer leurs responsabilités dans toute démarche susceptible de toucher à la loi fondamentale.
Dans une déclaration faite ce dimanche sur son compte X, l’opposant invite les Congolais à retenir les noms des acteurs politiques qui prendront position sur cette question, notamment ceux qui voteront en faveur d’une éventuelle modification, ceux qui s’y opposeront et l’autorité qui pourrait promulguer le texte.
« Je vous prends à témoin. Souvenez-vous des noms de ceux qui auront voté, de ceux qui auront refusé et de celui qui aura éventuellement promulgué », a-t-il déclaré.
Selon ce proche de Moise Katumbi, la Constitution de 2006 revêt une importance historique particulière, puisqu’elle est issue du processus politique de Sun City, engagé pour mettre fin à la guerre et favoriser la réunification du pays.
« La Constitution de 2006 est le fruit de Sun City, payée du prix du sang de nos compatriotes. Elle n’appartient ni à un parti, ni à un homme. Elle vous appartient », a-t-il souligné.
À travers cette prise de position, le senateur insiste sur le caractère collectif de la loi fondamentale et appelle à préserver son héritage historique. Il estime que la responsabilité des dirigeants doit être engagée dans toute décision concernant l’avenir institutionnel du pays.
Salomon Kalonda conclut son message par une mise en garde : « Il est encore temps. Mais, je le crains, plus pour longtemps ! »
Cette déclaration intervient alors que le processus législatif relatif à l’organisation du référendum se poursuit au Parlement. Le 23 octobre 2026, l’Assemblée nationale a adopté le texte, transmis au Sénat pour une seconde lecture, ouvrant une nouvelle étape dans les discussions sur les mécanismes constitutionnels.
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