Kinshasa, 26 octobre 2026- L’opposant Prince Epenge, responsable de l’ADD Congo, a été arrêté à l’aéroport international de N’djili, à Kinshasa, avant d’être conduit au Conseil national de cyberdéfense (CNC), selon une source proche de l’opposition.
Il serait poursuivi pour « propagation de faux bruits », en lien avec ses déclarations concernant la mort de Manassé Lomboto, militant et chargé de sécurité de son parti.
D’après les informations rapportées par cette source, Prince Epenge aurait été transféré au CNC, le visage couvert d’une cagoule. Les poursuites engagées contre lui seraient liées à l’annonce de l’assassinat de Manassé Lomboto, décédé à la suite de la marche organisée le 15 septembre dernier par la coalition C64.
Cette arrestation intervient dans un contexte de tensions autour des circonstances du décès de Manassé Lomboto. L’opposition soutient que ce dernier a été victime de violences attribuées à la Force du progrès, une structure associée à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Toutefois, les circonstances exactes de sa mort restent au centre des controverses.
Une source proche de l’opposition accuse également les autorités d’exercer des pressions sur l’hôpital afin d’obtenir un rapport médical concluant à une mort naturelle. Ces allégations n’ont pas été confirmées de manière indépendante.
Le 14 octobre dernier, l’ADD Congo avait déjà mis en cause le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, l’accusant d’avoir rencontré discrètement la famille biologique de Manassé Lomboto. Le parti avait alors dénoncé une tentative présumée d’« achat de conscience ».
Par ailleurs, l’autopsie annoncée par le parquet n’aurait toujours pas été réalisée, tandis que la dépouille de Manassé Lomboto demeure à la morgue du Centre hospitalier universitaire du Cinquantenaire, à Kinshasa.
