Kinshasa, 29 octobre 2026 – Le président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, a plaidé, jeudi 29 octobre 2026, à Moscou, pour un partenariat renforcé entre l’Afrique et la Russie, fondé sur la paix, la sécurité, la création d’emplois et une meilleure représentation du continent africain dans les instances internationales.
Prenant la parole lors du 3ᵉ Sommet Russie-Afrique, le chef de l’État congolais a défendu la diversification des partenariats internationaux de la RDC, tout en réaffirmant son attachement à la souveraineté nationale et à la liberté de décision.
« Pour nous, diversifier nos partenariats n’est pas choisir un camp : c’est renforcer notre liberté de décision au service de nos populations », a-t-il déclaré.
Abordant la situation sécuritaire dans l’est du pays, Félix Tshisekedi a dénoncé l’exploitation illicite des ressources naturelles, qu’il considère comme l’un des facteurs alimentant les conflits armés. Il a plaidé pour l’instauration d’une paix durable, le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et un soutien de la Russie à la mise en œuvre des résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Félix Tshisekedi a également évoqué les processus de Washington et de Doha, engagés en faveur d’un règlement de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC. Son intervention vise ainsi à inscrire la question congolaise dans les discussions sur la coopération russo-africaine, en mettant l’accent sur la nécessité d’un engagement international en faveur de la paix et de la stabilité.
Sur le plan économique, Félix Tshisekedi a identifié plusieurs secteurs prioritaires pour la RDC, notamment la création d’emplois, le développement de l’énergie et des infrastructures, la transformation locale des ressources minières et le renforcement de la sécurité alimentaire.
Kinshasa entend ainsi promouvoir des partenariats susceptibles de soutenir la production nationale, de favoriser la création de richesses et d’offrir davantage de perspectives économiques à la population. La transformation locale des minerais constitue notamment un enjeu majeur pour accroître la valeur ajoutée produite dans le pays.
Au-delà des enjeux bilatéraux, le chef de l’État congolais a plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies afin de garantir une représentation plus équitable de l’Afrique dans les mécanismes internationaux de décision.
Membre non permanent de cet organe pour la période 2026-2027, la RDC entend, selon Félix Tshisekedi, privilégier le dialogue et le règlement pacifique des différends. Le président a notamment cité les crises en Ukraine et au Moyen-Orient parmi les dossiers qui nécessitent des efforts diplomatiques.
En conclusion, Félix Tshisekedi a fixé trois objectifs pour mesurer les résultats de cette rencontre entre la Russie et les pays africains : « Davantage de sécurité, une capacité accrue à produire, une voix africaine mieux entendue : c’est à l’aune de ces trois résultats que nos peuples jugeront notre rencontre. »
À Moscou, le président congolais a ainsi mis en avant une vision du partenariat Afrique-Russie articulée autour de trois priorités : la sécurité, le développement économique et le renforcement du poids diplomatique du continent.
