Kinshasa, 29 octobre 2026 – Le gouvernement de la République démocratique du Congo a salué les sanctions annoncées, le 28 octobre 2026, par le département américain du Trésor contre le ministère rwandais de la Défense et Zigama Credit and Savings Society, accusés de soutenir les opérations du M23 dans l’Est de la RDC.
Dans un communiqué rendu public ce jeudi 29 octobre, Kinshasa considère ces mesures comme une réponse aux accusations de soutien militaire et financier de Kigali au mouvement rebelle.
Selon les autorités congolaises, l’armée rwandaise a déployé des soldats dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu aux côtés du M23. Le gouvernement accuse également Zigama, une institution financière liée aux services de sécurité rwandais, d’avoir facilité des transactions financières et le transfert d’or provenant de zones contrôlées par les rebelles.
Ces accusations figurent parmi les éléments avancés par Kinshasa et les motifs invoqués par le Trésor américain pour justifier les sanctions.
À la suite de ces mesures américaines, le gouvernement congolais appelle les États, les organisations internationales et les partenaires économiques du Rwanda à réexaminer leurs relations avec Kigali, au regard des accusations de soutien à la rébellion dans l’Est du territoire congolais.
Kinshasa exige également le retrait sans conditions préalables des troupes rwandaises du territoire national. Cette demande s’inscrit, selon les autorités congolaises, dans le respect des engagements contenus dans l’accord de Washington et des dispositions de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Le gouvernement congolais a également évoqué le processus de neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Selon son communiqué, plus de 800 personnes, comprenant des combattants et des personnes à leur charge, se sont rendues à la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) depuis janvier 2025.
Pour Kinshasa, la présence des forces rwandaises aux côtés du M23 constitue un obstacle à la mise en œuvre des mécanismes sécuritaires convenus dans le cadre des efforts diplomatiques en cours.
