Kinshasa, 01 novembre 2026 – La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo a occupé une place importante dans les échanges entre Félix Tshisekedi et les Congolais vivant en Russie. Face à la diaspora réunie à Moscou ce samedi 31 octobre, le président congolais a défendu les efforts militaires et diplomatiques engagés par son gouvernement contre ce qu’il qualifie d’agression rwandaise.
Le chef de l’État a estimé que Kigali se trouvait désormais dans une position difficile, en raison notamment des pressions internationales et de l’évolution de la situation sur le terrain.
« La menace est forte, comme vous le savez, mais l’ennemi, le Rwanda, qui a toujours agressé notre pays depuis plus de trente ans, se trouve aujourd’hui en sérieuse difficulté », a déclaré Félix Tshisekedi.
Il a notamment dénoncé les stratégies de création de mouvements armés successifs, qu’il considère comme des mécanismes utilisés pour entretenir l’instabilité dans l’est du pays et imposer des négociations politiques à Kinshasa.
Le président congolais a également évoqué l’implication de son prédécesseur, Joseph Kabila, dans la dynamique du Front de résistance nationale (FRN), qu’il présente comme une nouvelle illustration de l’instrumentalisation de la crise congolaise.
Sur le plan politique, Félix Tshisekedi est également revenu sur la perspective d’un dialogue national inclusif. Il a toutefois exclu toute participation des groupes qu’il considère comme des supplétifs du Rwanda.
« On ne va pas faire le dialogue avec les supplétifs du Rwanda. Tout simplement parce qu’à la table des discussions, ils présenteront le cahier des charges du Rwanda », a-t-il affirmé.
Le président a néanmoins réitéré sa disposition à la réconciliation, tout en posant des conditions : les participants doivent notamment condamner l’agression et annoncer officiellement leur retrait des groupes armés.
« Nous sommes disposés à la réconciliation, mais jamais pour favoriser l’impunité ou la réparation des crimes », a-t-il insisté.
Cette prise de position confirme la ligne défendue par Kinshasa : privilégier une solution politique à la crise, sans accorder de légitimité aux mouvements armés impliqués dans les violences dans l’est de la RDC.
Josué Kid
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