Kinshasa, 4 novembre 2026- Les violations des droits humains continuent de progresser en République démocratique du Congo. Selon les données du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), 491 violations et atteintes aux droits humains ont été documentées au cours du mois d’août 2026, faisant au moins 1 264 victimes à travers le pays.
Ce bilan représente une augmentation d’environ 6 % par rapport au mois de juillet. Cette dégradation de la situation est notamment liée à la persistance des conflits armés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les populations civiles restent particulièrement exposées aux violences.
L’évolution la plus préoccupante concerne les violences sexuelles liées au conflit, dont le nombre de victimes a bondi de 202 % en août. Au total, 230 victimes ont été recensées, illustrant l’ampleur des violences auxquelles continuent de faire face les femmes et les filles dans les zones affectées par les affrontements.
Le rapport fait également état d’une détérioration de l’espace civique. Quinze victimes d’atteintes à cet espace ont été enregistrées en août, contre sept au mois précédent. Parmi les violations documentées dans cette catégorie, douze sont attribuées à des agents de l’État, dont sept à des éléments de la Police nationale congolaise (PNC).
Ces chiffres mettent en évidence la persistance des défis liés à la protection des droits fondamentaux en RDC. Ils soulignent également la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, de protection des populations civiles et de lutte contre l’impunité, particulièrement dans les zones touchées par les conflits armés.
Face à cette situation, la protection des victimes de violences sexuelles et le respect des libertés fondamentales demeurent des enjeux majeurs pour les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux.
