Kinshasa, 5 novembre 2026- Après 17 jours de détention dans les locaux du Conseil national de cyberdéfense (CNC), l’opposant congolais Marley Vuvu a été transféré, mercredi 4 novembre, au parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe.
Cette étape marque le début de la procédure judiciaire engagée contre le coordonnateur du Mouvement des révolutionnaires congolais (MRC).
Arrêté le 18 octobre dernier au péage de Kenge, dans le territoire de Songololo, au Kongo Central, alors qu’il regagnait Kinshasa, l’opposant avait été conduit dans les installations du CNC après son interpellation. Son arrestation était intervenue au lendemain de l’interdiction d’une matinée politique que son mouvement comptait organiser à Matadi.
Selon plusieurs informations relayées par la presse, Marley Vuvu a été entendu au parquet en présence de ses avocats. Trois griefs lui auraient été notifiés : offense au chef de l’État, apologie d’actes terroristes attribués à un ancien chef de l’État et outrage à un corps constitué. Ces accusations devront être examinées dans le cadre de la procédure judiciaire.
Toutefois, son mouvement avait rejeté toute association avec une quelconque entreprise subversive, réaffirmant son attachement aux valeurs démocratiques et à la paix. De son côté, Marley Vuvu avait publiquement pris ses distances avec l’ancien président Joseph Kabila et rejeté le recours aux armes comme moyen d’accéder au pouvoir, selon des informations rapportées par Daynews RDC.
La situation des autres membres de sa délégation, interpellés au même moment, avait également été soulevée par son mouvement, sans que leur sort soit clairement établi dans les informations disponibles.
