Kinshasa, 06 Octobre 2023 – L’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) a identifié la transformation industrielle et le système semencier comme des maillons essentiels de la chaîne de valeur du manioc dans le cadre de l’Agenda de transformation de l’agriculture de la République démocratique du Congo.
Le manioc étant le principal produit agricole cultivé dans 26 provinces du pays, il est crucial de renforcer ces maillons afin d’améliorer la sécurité alimentaire et les revenus des acteurs de la filière.
L’Agenda de transformation de l’agriculture de la RDC vise à construire un secteur agricole équitable, inclusif, compétitif et créateur d’emplois durables. Mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture avec l’assistance technique de l’IITA et de l’Institut africain de leadership agricole (AALI), cet agenda contribue à la transformation du secteur agricole en favorisant le développement de l’agro-business.
Face aux menaces pesant sur la culture du manioc, l’IITA et l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA) développent de nouvelles variétés à haut rendement et résistantes aux maladies. Des variétés adaptées à 9 provinces de la RDC sont en cours de vulgarisation, en collaboration avec les institutions nationales.
Une nouvelle technologie de semence
Pour faciliter l’accès aux semences de base et pré-base du manioc, la technologie Semi autotrophe hypotonic (SAH) a été introduite en RDC. Cette technologie permet la multiplication rapide de boutures et est en cours d’expansion dans les zones d’intervention.
De plus, la technologie de farine panifiable de manioc, développée par l’IITA, est largement disséminée dans le pays depuis les années 1990. Elle permet de produire une farine de manioc de qualité qui peut être utilisée dans la fabrication du pain.
Afin de soutenir les efforts du gouvernement congolais dans la promotion de la chaîne de valeur du manioc, l’USAID finance un projet visant à accélérer l’adoption de la farine panifiable de qualité.
Ce projet soutiendra les acteurs de la filière en renforçant leurs capacités de production et de transformation, en favorisant l’accès des femmes et des jeunes aux ressources nécessaires, et en améliorant l’environnement commercial pour le secteur du manioc.
Nicolas Kayembe
