Kinshasa, 21 décembre 2023.- Les irrégularités qui ont marqué les élections du mercredi 20 décembre en République démocratique du Congo (RDC) suscitent déjà des réactions vives.
L’Alliance pour le changement, parti de l’opposant Jean-Marc Kabund, condamné à 7 ans de prison pour outrage au chef de l’État, dénonce un « hold-up électoral, longtemps planifié et séquentiellement orchestré » par le régime Tshisekedi. Selon eux, ces élections « tronquées » ont été matérialisées par un régime dont le bilan « chaotique » est similaire à celui des élections « contestées ».
Le parti de Kabund affirme que ces élections sont « nulles et non avenues » et rejette les résultats « truqués » ainsi que les élus fictifs à tous les niveaux. Depuis le début du processus électoral, l’Alliance pour le changement accuse le régime Tshisekedi de vouloir « caporaliser » la Commission électorale nationale indépendante et de mettre en place une Cour constitutionnelle à son service.
Face à cette situation, l’opposition appelle le peuple congolais à se référer à l’article 64 de la Constitution afin de faire échec au régime Tshisekedi qui tenterait de conserver le pouvoir par un « gangstérisme électoral », en violation de la loi fondamentale et de la loi électorale. Ils lancent également un appel pressant aux forces vives de la Nation ainsi qu’à la Communauté internationale pour trouver des solutions et éviter les violences engendrées par ce processus électoral « opaque ».
L’Alliance pour le changement accuse le président de la CENI, Denis Kadima, d’avoir intentionnellement « violé la loi électorale » en changeant et prorogeant le jour des scrutins. Ils soulignent que ces « manœuvres » ont été faites malgré les avertissements d’experts sur les impossibilités et les risques entourant la date du 20 décembre 2023.
Enfin, le parti salue la maturité du peuple congolais qui a été vigilant face aux « tentatives de tricherie » du régime Tshisekedi. Selon eux, le monde détient désormais des preuves irréfutables de ce « complot » contre la démocratie.
L’opposition rappelle que les « irrégularités » et les « illégalités » de ce processus électoral « bâclé » et « opaque » étaient prévisibles, et qu’elles ont été relevées par toutes les parties prenantes, les confessions religieuses et la société civile.
Nicolas Kayembe
