Kinshasa, 11 novembre 2024- Du 6 au 13 novembre, le centre financier de Kinshasa accueille les états généraux de la justice, une plateforme cruciale pour débattre des maux qui gangrènent le système judiciaire congolais.
Lors de ces assises, l’ancien ministre de la Justice, Emmanuel Luzolo Bambi, a exprimé son indignation face à l’inégalité flagrante dans l’application des lois. Il souligne que les citoyens ordinaires sont souvent les cibles d’une justice implacable, tandis que les puissants, tels que les ministres et les parlementaires, semblent bénéficier d’une protection illégitime grâce à leurs immunités.
“La maladie de la justice est que le peuple ne se retrouve pas dans les décisions rendues par les cours et tribunaux”, déclare Luzolo Bambi. Cette situation crée un fossé entre le peuple et les institutions judiciaires, exacerbant le sentiment d’injustice et d’insatisfaction parmi les Congolais.
Luzolo Bambi explique le profond malaise qui ronge la justice, évoquant l’impunité généralisée qui se nourrit du détournement des biens publics et de la corruption. Il appelle à une réflexion sérieuse sur la nécessité de réformer le système judiciaire, arguant que la confusion entre le pouvoir judiciaire et l’autorité judiciaire contribue à l’effondrement de la confiance du peuple.
La voix de l’ancien garde des sceaux résonne comme un cri d’alarme, invitant les participants aux États généraux à prendre conscience des enjeux cruciaux qui pourraient redéfinir l’avenir de la justice en RDC et restaurer la foi des citoyens dans leurs institutions.
