Kinshasa, 8 mai 2026-Le ministère public a requis, ce vendredi, une peine de deux ans de prison ferme contre Philémon Mambabwa, administrateur au sein de l’Agence Nationale de Renseignements, poursuivi devant la Haute cour militaire pour « incitation des militaires à commettre des faits contraires au devoir ou à la discipline ».
Cette affaire, suivie de près dans les milieux judiciaires et sécuritaires, met en lumière la rigueur des poursuites engagées contre certains comportements jugés attentatoires à la discipline militaire.
À l’audience, l’auditeur militaire a justifié ce réquisitoire relativement modéré par le fait que l’accusé est un délinquant primaire, soulignant qu’il s’agirait de sa première infraction connue. Cette circonstance a été prise en compte dans l’appréciation de la peine sollicitée, malgré la gravité des faits reprochés liés à l’influence exercée sur des éléments des forces armées.
Dans le même dossier, le ministère public a également requis trois ans de prison ferme contre plusieurs policiers poursuivis pour des faits de torture. Ces réquisitions traduisent la volonté de la justice militaire de sanctionner les abus commis par certains agents de l’ordre, tout en modulant les peines en fonction des circonstances et des antécédents des prévenus.
Le verdict de la Haute cour militaire est désormais attendu, dans un contexte où les autorités judiciaires réaffirment leur engagement à lutter contre les dérives au sein des forces de sécurité et des services de renseignement.
