Kinshasa, 12 novembre 2024- Lors des récents états généraux de la justice à Kinshasa, un débat passionnant a émergé autour des droits d’auteur et de la protection des artistes congolais.
Le pasteur Moise Mbiye, musicien gospel et fervent défenseur des artistes, a pris la parole pour dénoncer la situation précaire dans laquelle se trouvent de nombreux créateurs. Pour lui, il est impératif que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour valoriser les artistes et leur permettre de vivre dignement de leur art.
Au cœur de son intervention, le pasteur de l’église Cité Béthel a souligné le phénomène de « Libanga », qui règne actuellement dans l’industrie musicale. Les musiciens qui se livrent à des louanges répétées de personnalités dans leurs chansons tirent un profit immédiat, tandis que ceux qui choisissent de célébrer des valeurs spirituelles ou culturelles se retrouvent souvent dans l’ombre.
“Les peintres, les dessinateurs ou même les musiciens gospel qui ne citent que Dieu dans leurs chansons, comment vont-ils s’en sortir pendant que c’est le phénomène Libanga qui est en vogue ?”, s’interroge-t-il.
Pour remédier à cette situation, Moïse Mbiye a proposé des réformes audacieuses, notamment la gestion active de la Société congolaise des droits d’auteur (SOCODA). En favorisant une meilleure collaboration entre cette société et les institutions étatiques, il espère instaurer un climat de confiance et d’efficacité qui répondra aux véritables besoins des artistes.
De plus, il a plaidé pour la création d’autres sociétés de droits d’auteur, permettant ainsi aux artistes d’avoir le choix et de promouvoir une transparence essentielle. Enfin, la Réserve de l’Eternel a insisté sur l’importance de former les artistes à la gestion de leur carrière, une compétence souvent négligée dans le milieu.
Avec un mélange d’humour et de vérité, il a remercié le gouvernement pour la Place des artistes à Victoire, tout en rappelant que cette reconnaissance ne devrait pas nécessiter de sacrifice ultime. Ces réflexions, bien que sérieuses, montrent la détermination d’un homme et d’une communauté à se battre pour leurs droits et leur dignité dans le paysage artistique congolais.
