Kinshasa, 15 septembre 2025- La pétition visant à obtenir la destitution de Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, poursuit son expansion. D’après Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le texte a déjà recueilli 235 signatures, un chiffre largement supérieur aux 152 députés que compte le parti présidentiel et ses alliés directs.
Devant la base de l’UDPS rassemblée ce samedi à la place de l’Échangeur, Augustin Kabuya a rejeté les accusations liant son parti à cette démarche. « La pétition n’est pas une affaire de l’UDPS », a-t-il affirmé, invitant à mettre un terme aux « débats stériles » entourant une prétendue implication de sa formation politique.
Avec plus de 200 signatures enregistrées, cette initiative parlementaire prouve qu’elle dépasse de loin les frontières de la majorité présidentielle. Plusieurs élus issus d’autres camps politiques ont rejoint le mouvement, accentuant la pression sur Vital Kamerhe, déjà contesté pour sa gestion et certaines de ses récentes prises de position.
Pour la direction de l’UDPS, l’enjeu principal consiste à éviter que cette démarche ne soit assimilée à une manœuvre politique orchestrée depuis le parti de Félix Tshisekedi. « Nous avons nos responsabilités au sein de la majorité, mais cette pétition ne vient pas de nous », a insisté Augustin Kabuya.
En réaffirmant cette position, le secrétaire général de l’UDPS a souligné que son parti entend concentrer ses efforts sur les priorités gouvernementales, laissant aux députés la liberté d’assumer leurs initiatives parlementaires individuelles.
