Kinshasa, 12 septembre 2025- Le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuves Congo (AFC) ont conclu un accord visant à instaurer un mécanisme d’échange de prisonniers. Cette initiative a pour objectif de rétablir la confiance entre les parties et de favoriser une désescalade progressive des tensions dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Ce dispositif, qui sera supervisé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), prévoit un rôle d’intermédiaire neutre pour l’organisation humanitaire. Le CICR sera chargé de vérifier l’identité des détenus, de contrôler l’exactitude des informations transmises par les deux camps et de garantir que les libérations se déroulent dans des conditions de sécurité et de dignité.
L’annonce de cet accord a été saluée par Massad Boulos, conseiller spécial de l’ancien président américain Donald Trump pour l’Afrique, qui l’a qualifiée d’« étape cruciale vers la désescalade des hostilités et la promotion d’une paix durable ».
Dans sa déclaration, M. Boulos a également mis en lumière le rôle déterminant joué par le Qatar, en étroite collaboration avec le CICR, dans la concrétisation de ce processus. Doha s’affirme ainsi comme un acteur clé de la médiation régionale, offrant une plateforme de dialogue entre Kinshasa et les responsables de l’AFC/M23.
Cet accord est perçu comme une lueur d’espoir pour l’Est du pays, durement touché depuis des années par des affrontements meurtriers et des déplacements massifs de populations. « Nous encourageons les parties à s’appuyer sur cet élan pour avancer vers un accord de paix définitif », a insisté Boulos.
Toutefois, la situation sécuritaire reste fragile. Des combats sporadiques entre les FARDC et des éléments de l’AFC/M23 continuent d’être signalés dans certaines zones du Nord-Kivu, soulignant l’urgence d’un engagement ferme et durable de la part des deux camps.
