Kinshasa, 01 octobre 2025- Depuis une semaine, le dollar américain accuse une baisse notable face au franc congolais (FC). La coalition Lamuka, qui se bat pour l’appréciation durable du FC, dénonce une « chute libre et brutale » qui perturbe les ménages dans leurs transactions quotidiennes.
Prince Epenge, porte-parole de la coalition, considère cette baisse comme « artificielle, politique et populiste » et souligne que les économies des Congolais ont été affectées. « La chute libre et brutale du dollar face au franc, telle que constatée, a occasionné une perte brusque des économies des Congolais, les a privés de leurs pouvoirs d’achat et a même perturbé les agents économiques et les ménages dans leurs transactions », a-t-il déclaré.
Lamuka et l’ADD Congo accusent le gouvernement de recourir à des méthodes « cyniques et soviétiques », telles que le blocage des salaires des agents de l’État, souvent en retard de deux ou trois mois, et le gel des frais de fonctionnement des institutions et des entreprises parastatales, afin de réduire artificiellement la disponibilité des francs congolais et provoquer son appréciation face au dollar.
Samedi dernier, Delly Sesanga, après avoir repris la parole suite à son interpellation d’avril, a également critiqué cette baisse factice du dollar. Selon lui, le panier de la ménagère reste inchangé, avec des produits comme la farine de manioc, de maïs ou le pain qui ne reflètent pas la prétendue hausse du FC.
Sur le terrain, le dollar américain est évalué différemment selon les cambistes, variant entre 2 500 et 2 550 FC pour 1 USD, alors que la Banque centrale du Congo (BCC) annonce un taux officiel de 2 605,515 FC. Cette divergence accentue l’incertitude pour les ménages et les acteurs économiques.
Pour le gouvernement, cette stabilisation du franc congolais est le résultat d’un travail concerté avec la BCC et non d’un hasard. Le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, l’a rappelé mardi lors de la réunion hebdomadaire du Comité de conjoncture économique présidée par la Première ministre, Judith Suminwa.
