Kinshasa, 18 octobre 2025- Le conclave de Nairobi orchestré par Joseph Kabila continue de faire parler de lui à travers le pays. Après les réactions des figures politiques, le monde artistique congolais commence à prendre position, avec des prises de parole virulentes sur les réseaux sociaux.
Le rappeur congolais Alesh a été l’un des premiers à réagir, publiant un message incisif sur son compte X (anciennement Twitter). Ses propos, directs et sans détour, visent à interpeller les dirigeants actuels sur la situation politique.
Dans son post devenu viral, l’artiste a écrit : « Cette affaire de Nairobi est une patate chaude oui… mais elle doit également être une leçon inoubliable pour les gouvernants actuels : Voilà ce qui arrive quand on pousse les gens à bout ! Non seulement que votre gestion de ces 6 dernières années est indubitablement un ÉCHEC ! Mais vos discours condescendants à répétition peuvent pousser les gens à pactiser avec tout le monde, même avec le diable ! En tout cas, vous avez là la preuve du seul vrai exploit de votre ère au pouvoir : RÉUSSIR À FAIRE PASSER UNE PERSONNE JADIS CONSIDÉRÉE COMME IGNOBLE POUR LE MOINDRE MAL. »
Ce message fort apparaît comme un véritable réquisitoire contre la gouvernance actuelle. Alesh critique la gestion des six dernières années, pointant du doigt le mépris et la condescendance envers la population.
Sans mentionner explicitement le président Félix Tshisekedi, le rappeur dénonce un contexte qui, selon lui, a favorisé le retour en grâce de Joseph Kabila dans l’arène politique. L’artiste semble ainsi avertir sur les conséquences de l’incompétence et de l’arrogance des dirigeants.
Pour Alesh, Nairobi n’est pas seulement un événement politique, mais un signal fort pour rappeler aux gouvernants que la population, lorsqu’elle est poussée à bout, peut se tourner vers n’importe quelle alternative, même les plus inattendues. Son message résonne comme un appel à la responsabilité et à l’humilité pour ceux qui dirigent le pays.
