Kinshasa, 12 novembre 2025- Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre de la RDC et allié politique important de Félix Tshisekedi, a été convoqué par la justice française. Cette convocation le place au cœur d’une enquête judiciaire concernant des tueries survenues lorsqu’il dirigeait une rébellion sous le gouvernement de Joseph Kabila.
Cette convocation soulève un problème sensible. Le président Tshisekedi, qui se présente comme un défenseur des droits des victimes, permettra-t-il à son ami et associé politique de se présenter devant un tribunal étranger ?
Seth Kikuni, un opposant, a interpellé directement le chef de l’État. Il a insisté sur l’importance de cette situation sur les réseaux sociaux : « La demande de Roger Lumbala, visant à faire témoigner Jean-Pierre Bemba et Constant Ndima dans le cadre de son procès, met le Président Félix Tshisekedi face à une nécessité impérieuse de cohérence. »
L’ancien candidat à la présidence rappelle le contexte : « Cette demande arrive au moment où le gouvernement congolais s’est engagé dans une campagne internationale pour obtenir la reconnaissance officielle du Génocost. Il faut rappeler que les faits reprochés à Roger Lumbala ont été commis dans des zones contrôlées par le Mouvement de Libération du Congo (MLC) dirigé par Jean-Pierre Bemba. »
Selon Seth Kikuni, ce procès est un véritable « test de cohérence pour Félix Tshisekedi. Sa crédibilité nationale et internationale est en jeu. » Les propos de l’opposant soulignent l’importance politique et symbolique de cette affaire pour le président congolais.
Entre fidélité politique et obligations judiciaires, Félix Tshisekedi est confronté à un choix compliqué. Sa décision pourrait avoir un impact durable sur son image, tant au niveau national qu’international.
