Kinshasa, 18 novembre 2025 – La pluie diluvienne qui s’est abbatue dans la matinée de ce mardi matin a une fois de plus mis à nu la fragilité de la capitale congolaise face aux inondations. Même la commune huppée de la Gombe, considérée comme le centre administratif, diplomatique et l’une des zones les mieux aménagées de la ville, n’a pas échappé au chaos provoqué par les eaux.
En quelques minutes de pluie, plusieurs avenues ont été submergées, les artères de la Gombe, le boulevard du 30-Juin, les abords du Palais du Peuple et différents quartiers résidentiels ont été envahis par des torrents d’eau, immobilisant des véhicules et obligeant certains conducteurs à rebrousser chemin.
Dans le reste de la ville, le scénario est devenu tristement habituel. De Limete à Ndjili, en passant par Matete, Lemba, Bandalungwa ou Masina, les populations ont dû affronter le même spectacle : routes impraticables, maisons envahies par les eaux, familles obligées de marcher dans une eau boueuse chargée d’ordures. À chaque averse, Kinshasa semble revivre la même catastrophe, révélant un problème qui ne relève plus de l’exception mais d’une réalité structurelle.
Avec plus de 17 millions d’habitants, Kinshasa paie chaque jour le prix d’un réseau de drainage insuffisant, vétuste ou totalement dégradé. Les caniveaux, souvent bouchés par des déchets, ne parviennent plus à évacuer les eaux pluviales, tandis que des quartiers entiers se développent sans véritable plan d’urbanisation. Dans cette mégapole en pleine expansion, la moindre pluie se transforme désormais en une menace pour les infrastructures, les activités économiques et la sécurité des riverains.
En attendant des solutions durables, les habitants, déjà éprouvés par les précédents épisodes pluvieux, craignent l’arrivée des prochaines précipitations annoncées dans les jours à venir. Une fois de plus, la saison des pluies s’installe, et avec elle, l’angoisse d’une nouvelle paralysie de la capitale.
