Kinshasa, 04 Décembre 2025- Alors que la République Démocratique du Congo (RDC) se prépare à officialiser ce jeudi l’accord de paix conclu avec le Rwanda à Washington le 27 juin dernier, l’ancienne sénatrice Francine Muyumba exprime de vives préoccupations.
Dans une prise de position catégorique publiée sur son compte X, elle souligne que l’approbation parlementaire ne constitue pas une option facultative, mais bien une exigence inscrite dans la Constitution.
D’après les propos de l’ancienne présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse, tout traité international signé par l’exécutif congolais requiert obligatoirement l’approbation du Parlement. À défaut de cette validation, l’accord risque d’être contesté sur le plan juridique et de perdre toute sa légitimité, tant au niveau national qu’international.
« Annoncer un entérinement sans mentionner une saisine du Parlement constitue une violation flagrante de la Constitution », a-t-elle déclaré, soulignant ainsi un précédent fâcheux dans la gestion des relations internationales.
L’accord de Washington porte sur une question particulièrement délicate, à savoir le conflit en cours dans l’Est de la RDC, impliquant le groupe armé M23 et les relations tendues avec le Rwanda.
Pour Francine Muyumba, il est inadmissible que l’institution parlementaire soit écartée d’un processus d’une telle importance stratégique pour la destinée du pays.
Elle plaide pour un respect strict des institutions, soutenant que l’observance de la Constitution n’est pas un point de détail, mais l’unique gage de souveraineté et de transparence pour la population congolaise.
Cette prise de position survient alors que les discussions concernant la légitimité de l’accord s’intensifient, et ce, précisément au moment où Kinshasa et Kigali affichent un rapprochement sans précédent, orchestré par des partenaires internationaux.
