Kinshasa, 31 décembre 2025- Face aux nombreuses interrogations et critiques suscitées par l’Accord de Washington, le gouvernement de la République démocratique du Congo a tenu à apporter des éclaircissements sur le contenu réel de ce partenariat stratégique.
Lors d’un briefing de presse animé conjointement mardi soir à Kinshasa, le vice-Premier ministre en charge de l’Économie, Daniel Mukoko, et le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ont expliqué les enjeux, les perspectives et les bénéfices attendus de cet accord pour la RDC.
Selon Daniel Mukoko, l’Accord de Washington repose sur quatre composantes essentielles qui visent à renforcer la souveraineté, la stabilité et le développement du pays.
La première concerne la coopération en matière de sécurité et de défense. Celle-ci s’inscrit dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, notamment dans l’Est du pays, et vise à renforcer les capacités de la RDC à protéger son intégrité territoriale, sa population et ses institutions, dans le respect de sa souveraineté nationale.
D’après Mukoko, la deuxième composante porte sur la coopération scientifique, technologique et éducative. À travers ce volet, l’accord ambitionne de soutenir le transfert de compétences, l’innovation, la recherche et la modernisation du système éducatif congolais. Le gouvernement voit dans cette coopération un levier stratégique pour préparer la jeunesse congolaise aux défis économiques et technologiques du XXIᵉ siècle.
La troisième composante concerne la formation et les initiatives de renforcement des capacités. Il s’agit, selon le vice-Premier ministre, d’investir dans le capital humain congolais à travers des programmes de formation ciblés, aussi bien pour les cadres de l’administration publique que pour les acteurs économiques et institutionnels, afin d’améliorer l’efficacité de l’action publique et la compétitivité de l’économie nationale.
Enfin, la quatrième composante est axée sur la coopération institutionnelle en matière de gouvernance. Elle inclut notamment les réformes judiciaires, les mesures de lutte contre la corruption et le renforcement des capacités de l’administration publique. Pour le gouvernement, ce pilier est fondamental pour consolider l’État de droit, améliorer la transparence et restaurer la confiance des citoyens ainsi que des partenaires internationaux.
Face aux critiques, Patrick Muyaya a insisté sur la nécessité de dépasser les rumeurs et les interprétations erronées. Il a rappelé que l’Accord de Washington ne constitue ni une cession de souveraineté ni un arrangement secret, mais plutôt un cadre de coopération stratégique fondé sur les intérêts de la RDC.
Le ministre de la Communication a appelé l’opinion publique à s’informer à partir de sources officielles et à analyser le contenu de l’accord avec objectivité.
Pour les autorités congolaises, cet accord représente une opportunité stratégique pour accélérer les réformes, renforcer les capacités nationales et positionner la RDC comme un acteur crédible et respecté sur la scène internationale.
Le gouvernement réaffirme ainsi sa volonté de placer l’intérêt supérieur de la nation au cœur de tous les partenariats conclus, tout en restant attentif aux préoccupations légitimes de la population.
