Kinshasa, 24 avril 2026- Les journalistes travaillant dans les zones sous contrôle de la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon plusieurs rapports, continuent de faire face à des cas de détentions arbitraires, d’intimidations et de restrictions dans l’exercice de leur profession dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon Reporters sans frontières (RSF), au moins deux journalistes auraient récemment été détenus à Goma dans des conditions préoccupantes, dans un contexte marqué par une dégradation persistante de la liberté de la presse dans la région.
Parmi les cas signalés figure celui d’Espoir Mbata, directeur de la radio communautaire Top Buzi FM, arrêté le 29 mars à Minova par des individus se réclamant du M23, puis transféré à Goma.
D’après son témoignage relayé par RSF, il aurait été détenu plusieurs jours dans un conteneur métallique avec d’autres personnes, dans des conditions difficiles marquées par la chaleur, le manque d’aération et des conditions sanitaires précaires. Il affirme également avoir été interrogé sur ses publications pendant sa détention.
Le journaliste a été libéré après plusieurs jours de détention. Toutefois, après sa libération, il aurait participé à une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux aux côtés d’un porte-parole du M23.
RSF estime que cette séquence ne reflète pas une démarche libre et évoque une mise en scène liée à sa détention, tandis que l’intéressé affirme que cette participation aurait été une condition imposée pour obtenir sa libération.
Ces faits s’ajoutent à d’autres cas documentés par les organisations de défense de la liberté de la presse, qui alertent sur la multiplication des arrestations, des disparitions et des pressions exercées contre les journalistes dans la région des Grands Lacs.armés
Dans l’est de la RDC, les professionnels des médias évoluent dans un environnement de plus en plus risqué, où l’exercice du journalisme est fortement limité par l’insécurité et les pressions des groupes armés.
