Goma, 39 avril 2026-Un directeur d’école a été tué par des hommes armés à Kalehe, dans l’est de la République démocratique du Congo, sur fond d’accusations de collaboration avec des forces locales. Dans un contexte sécuritaire particulièrement volatile au Sud-Kivu, cet acte relance les inquiétudes sur les violences visant des civils accusés d’alignement avec l’un ou l’autre camp.
Selon des informations rapportées par la société civile locale, la victime, identifiée comme Jacques Harerimana, était directeur de l’école primaire Chambombo. Il a été abattu mercredi par des hommes armés que plusieurs témoins assimilent à des éléments de la rébellion du M23-RDF.
D’après ces sources, l’enseignant aurait été accusé de collaborer avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi qu’avec les groupes d’autodéfense communément appelés Wazalendo. Ces accusations seraient intervenues à la suite d’affrontements survenus la veille dans cette zone du territoire de Kalehe.
Toujours selon la société civile, Jacques Harerimana aurait été exécuté par balles peu de temps après avoir été publiquement mis en cause, sans qu’aucune forme de vérification ou de procédure ne soit engagée.
L’organisation locale pointe également la responsabilité présumée d’éléments de l’armée rwandaise et de leurs alliés dans cet incident, une accusation qui s’inscrit dans un climat de tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali autour de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.
Ce nouveau meurtre illustre la vulnérabilité des civils dans les zones affectées par les conflits armés, où les accusations de collaboration servent fréquemment de justification à des exécutions sommaires.
Il ravive par ailleurs les appels à la protection des populations et au respect du droit international humanitaire dans cette région en proie à une instabilité chronique.
