Kinshasa, 5 mai 2026-L’incendie du siège du PPRD à Kinshasa continue de susciter des réactions au sein de la société civile congolaise. Dans un climat politique déjà tendu, marqué par des manifestations de soutien aux sanctions américaines contre Joseph Kabila, cet acte de vandalisme inquiète quant au respect des principes démocratiques.
En réaction, Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO, a fermement condamné l’incendie du bureau du PPRD, qu’il qualifie d’acte criminel. Il estime que de tels agissements ne peuvent être tolérés dans un État qui se veut démocratique et respectueux des droits fondamentaux.
« L’incendie du bureau du PPRD par les partisans du pouvoir est un acte criminel que tout démocrate doit condamner. Les auteurs de ces actes doivent être recherchés et traduits en justice », a-t-il déclaré, appelant les autorités à assumer pleinement leurs responsabilités face à ces dérives.
Pour rappel, les faits se sont produits lundi à Kinshasa, en marge d’une marche organisée en soutien aux sanctions américaines visant Joseph Kabila.
Des manifestants, dont certains identifiés comme de l’UDPS, s’en sont pris au siège du PPRD situé sur l’avenue Sendwe, pourtant non opérationnel. Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montre des individus vandalisant les lieux, illustrant la forte charge symbolique que représente encore ce bâtiment dans l’arène politique congolaise.
Pour Jean-Claude Katende, ces actes traduisent une dangereuse dérive susceptible de fragiliser davantage la démocratie en République démocratique du Congo. Il met en garde contre la banalisation de la violence politique et insiste sur la nécessité de garantir la sécurité des biens et des acteurs politiques, quelle que soit leur appartenance.
