Kinshasa, 6 mai 2026-La tension politique monte d’un cran en République démocratique du Congo suite au projet visant la révision constitutionnelle.
Dans un post sur son compte X, , Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO, alerte sur une dérive préoccupante du climat démocratique, marquée par des actes d’intimidation visant les voix dissidentes dans le débat sur la révision de la Constitution.
Selon cet activiste des droits de l’homme, « l’intolérance politique a atteint des proportions inquiétantes ».
Il s’interroge notamment sur l’attitude de certains partisans du changement constitutionnel : s’ils sont convaincus du bien-fondé de leur démarche, pourquoi empêcher les opinions contraires de s’exprimer librement ? Une question qui met en lumière les tensions croissantes autour de ce sujet sensible.
Jean-Claude Katende dénonce une série d’actes qu’il qualifie de graves : menaces, intimidations et même des attaques domiciliaires perpétrées par des individus non identifiés.
Pour lui, ces pratiques traduisent une volonté de museler le débat public et constituent une atteinte directe aux libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression et d’opinion, pourtant garanties dans un État de droit.
Dans ce contexte, le président de l’ASADHO appelle à un arrêt immédiat de ces dérives. Il insiste sur la nécessité de préserver un espace démocratique où chaque citoyen, quelle que soit sa position, peut s’exprimer sans crainte de représailles.
Pour les défenseurs des droits humains, le débat sur l’avenir institutionnel du pays doit se dérouler dans un climat apaisé, respectueux des principes démocratiques.
Cette sortie intervient alors qu’une proposition de loi portant organisation d’un référendum en vue du changement de la Constitution a été déposée et déclarée recevable, relançant ainsi un débat déjà très sensible au sein de la classe politique et de la société congolaise.
