Kinshasa, 7 mai 2026- Dans une analyse critique de la situation politique et institutionnelle du pays, estime que la stabilité durable de la RDC passe désormais par une refonte complète de la Constitution.
Selon François Rubota, les différentes réformes institutionnelles engagées depuis l’indépendance n’ont pas permis de mettre fin aux crises politiques récurrentes ni aux conflits de légitimité. Il pointe notamment les difficultés de formation des gouvernements, la fragmentation politique, les tensions entre institutions, le coût élevé des élections, ainsi que les limites de la décentralisation.
François Rubota critique également le fonctionnement du pouvoir exécutif, estimant que le Premier ministre ne dispose pas d’une réelle autonomie face au président de la République. Au niveau provincial, il dénonce des conflits permanents entre assemblées provinciales et gouverneurs, sur fond de corruption et de tribalisation.
Face à ces constats, il juge qu’une simple révision constitutionnelle serait insuffisante. Il propose une réforme en profondeur touchant au moins 19 articles de la Constitution afin de poser les bases d’une nouvelle architecture institutionnelle qu’il qualifie de “Quatrième République”.
