Kinshasa, 9 mai 2026-Les États-Unis ont condamné, vendredi 8 mai, les récentes violences signalées dans l’Est de la République démocratique du Congo, notamment la frappe de drone rapportée à Mushaki dans le territoire de Masisi, ainsi que les massacres attribués à des groupes armés près d’Uvira.
Washington a appelé l’ensemble des parties prenantes à faire preuve de « retenue maximale », à respecter les engagements de cessez-le-feu en vigueur et à garantir la protection des populations civiles.
Selon plusieurs sources locales et rapports sécuritaires, l’usage de drones militaires se serait intensifié dans les affrontements opposant les forces gouvernementales congolaises et les combattants de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23). Cette évolution du conflit soulève de nouvelles inquiétudes quant à la montée en puissance des capacités militaires utilisées dans les zones densément peuplées de l’Est du pays.
La question de l’attribution de la frappe de drone ayant touché Mushaki demeure particulièrement sensible. Kinshasa et Kigali continuant de s’accuser mutuellement de soutien à différentes factions armées actives dans la région, il reste difficile d’établir avec certitude la responsabilité de l’attaque.
Plusieurs analystes estiment qu’une enquête indépendante serait nécessaire afin de clarifier les circonstances de ce bombardement.
Plus tôt dans la journée, l’AFC/M23 avait accusé les forces gouvernementales congolaises d’être responsables d’une frappe de drone sur le marché de Mushaki.
Le mouvement rebelle affirme que l’attaque aurait causé la mort d’au moins 20 personnes et fait plus de 57 blessés, selon un bilan provisoire encore non confirmé par des sources indépendantes.
Dans un contexte déjà marqué par des tensions persistantes, Washington insiste sur la nécessité d’un strict respect du droit international humanitaire, appelant à éviter toute escalade supplémentaire susceptible d’aggraver la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC.
