Bukavu, 18 mai 2026- Plusieurs villages du groupement de Bamuguba-Sud, dans le territoire de Shabunda au Sud-Kivu, sont privés de signal des réseaux Airtel et Vodacom depuis près d’une année, aggravant l’isolement des populations locales.
Dans cette zone enclavée, la coupure prolongée des services de télécommunications perturbe les échanges, les activités économiques ainsi que l’accès aux informations et aux services de base.
Selon des sources locales concordantes, les antennes de ces deux opérateurs ne seraient plus alimentées en carburant, indispensable au fonctionnement des installations dans cette partie du territoire. À Isezya-Évari et Kigulube, le litre de carburant coûterait actuellement jusqu’à 15 000 francs congolais, soit environ 300 000 francs congolais le bidon de 20 litres, une situation qui aurait poussé les responsables des réseaux à suspendre l’approvisionnement des sites.
Face à cette absence prolongée de couverture téléphonique, les habitants dénoncent un abandon et expriment leur inquiétude quant aux conséquences sécuritaires, sociales et économiques. Plusieurs familles affirment éprouver d’énormes difficultés pour communiquer avec leurs proches, effectuer des transactions financières via mobile money ou encore alerter les autorités en cas d’urgence.
Dans certaines localités concernées, les populations sont désormais contraintes de parcourir plusieurs kilomètres à pied à la recherche d’un point de connexion afin de passer un appel ou envoyer un message. Une réalité qui accentue davantage la précarité des habitants de cette région déjà confrontée à de nombreux défis liés à l’enclavement.
Des voix s’élèvent également au sein de la société civile pour appeler Airtel et Vodacom à rétablir rapidement leurs services et à trouver des solutions durables pour assurer la continuité des télécommunications dans cette partie du Sud-Kivu. Les habitants demandent aussi l’implication des autorités compétentes afin d’éviter que ces villages ne restent durablement coupés du reste du pays.
