Kinshasa, 27 mai 2026- Les autorités congolaises ont procédé à la libération de 37 détenus incarcérés dans plusieurs établissements pénitentiaires de la capitale, Kinshasa, dans le cadre des mesures de confiance prévues par le processus de paix de Doha entre le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23).
Selon des sources pénitentiaires relayées par le journaliste Steve Wembi, ces personnes avaient été arrêtées pour leur présumée collaboration avec la rébellion de l’AFC/M23. Parmi elles, 22 détenus avaient déjà purgé leurs peines au moment de leur remise en liberté.
Aucune communication officielle n’avait encore été faite mardi soir ni par le gouvernement congolais ni par les responsables de l’AFC/M23. Toutefois, cette décision intervient dans un contexte de relance des discussions diplomatiques sous médiation qatarienne, visant à consolider le cessez-le-feu et à instaurer des mesures de décrispation entre les parties.
Le processus de Doha, lancé avec l’appui du Qatar, des États-Unis, de l’Union africaine et de la CIRGL, prévoit notamment des engagements liés à la cessation des hostilités, à la libération de certains prisonniers, à l’accès humanitaire ainsi qu’à la mise en place d’un mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu.
En avril dernier, lors d’un cycle de négociations tenu à Montreux, en Suisse, Kinshasa et l’AFC/M23 avaient déjà évoqué la question des prisonniers comme l’une des principales mesures de confiance destinées à faciliter l’avancement des pourparlers.
Depuis plusieurs mois, le Qatar multiplie les initiatives diplomatiques pour tenter d’aboutir à un accord global de paix dans l’Est de la RDC, théâtre de violents affrontements entre les rebelles de l’AFC/M23, soutenus selon Kinshasa par le Rwanda, et les forces gouvernementales appuyées par les groupes Wazalendo.
