Kinshasa, 21 mai 2026 – Les réactions et analyses commencent déjà à émerger après l’annonce de la démission de Jacques Kyabula de ses fonctions de gouverneur du Haut-Katanga. Acteurs politiques, membres de la société civile et analystes s’intéressent particulièrement aux conséquences institutionnelles et juridiques de ce départ à la tête de l’exécutif provincial.
Parmi les premières réactions figure celle de Maître Jeff Mbiya, expert en gouvernance locale, journaliste de renom et membre de la société civile. Dans une analyse exclusive nous livrée ce même jeudi, ce dernier rappelle que « la loi prévoit automatiquement la chute de tout le gouvernement provincial » après la démission d’un gouverneur de province en République démocratique du Congo.
Selon lui, cette situation entraîne la fin des fonctions du vice-gouverneur ainsi que de l’ensemble des ministres provinciaux. Il explique que cette procédure est prévue par la Constitution, la loi sur la libre administration des provinces ainsi que la loi électorale modifiée en 2022 afin d’éviter tout vide institutionnel.
« La démission d’un gouverneur ouvre une période transitoire strictement encadrée par la Constitution, la loi électorale et la loi sur la libre administration des provinces », souligne Maître Jeff Mbiya dans son analyse.
L’expert en gouvernance locale précise également que l’intérim est généralement assuré par le ministre provincial ayant l’Intérieur dans ses attributions, chargé uniquement de l’expédition des affaires courantes. Durant cette période, l’autorité intérimaire ne peut procéder ni à des nominations administratives, ni à des recrutements, ni engager de nouvelles dépenses publiques majeures.
Se référant notamment à la loi n°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces ainsi qu’à la loi n°22/029 du 29 juin 2022 modifiant la loi électorale, Maître Jeff Mbiya rappelle également que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dispose d’un délai de 30 jours pour organiser l’élection d’un nouveau gouverneur et d’un vice-gouverneur après notification officielle de la vacance.
« La continuité de l’État est garantie par les textes en vigueur », insiste-t-il, estimant que les mécanismes légaux prévus permettent d’assurer une transition institutionnelle sans blocage administratif au sein du Haut-Katanga.
Cette intervention de Maître Jeff Mbiya intervient alors que le débat est désormais ouvert autour de la démission de Jacques Kyabula, considérée par certains observateurs comme un acte de responsabilité politique et institutionnelle.
