Kinshasa, 16 mai 2026-La tension est montée ce samedi à la permanence du parti ARDev à Lubumbashi, après l’intervention de la police lors d’un rassemblement politique organisé par les militants et cadres du parti du gouverneur Jacques Kyabula.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les militants et cadres de l’Action pour la Rupture et le Développement (ARDev) s’étaient réunis au siège provincial du parti pour réaffirmer leur soutien au président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi qu’à son initiative liée à la révision constitutionnelle.
La rencontre réunissait des militants, cadres et hauts cadres du parti dans une ambiance décrite comme « pacifique » par les organisateurs.
Mais la situation a brusquement changé lorsque des éléments de la police ont fait irruption au siège du parti.
Des échauffourées et mouvements de panique ont été signalés après l’arrivée des forces de l’ordre, accusées par certains militants disperser la manifestation.
Des membres de l’ARDev dénoncent une « intimidation politique » visant leur formation politique.
Des militants de l’ARDev accusent le gouverneur intérimaire Martin Kazembe d’être à l’origine de l’intervention policière contre leur rassemblement de soutien au chef de l’État. Ils estiment incohérent de réprimer une activité pro-Tshisekedi et s’interrogent : « Si Kazembe soutient vraiment le président, pourquoi étouffer une manifestation en sa faveur ? », dénonçant ainsi une tentative d’intimidation politique.
Des affirmations que rejettent le camp Kazembe.
Le sénateur Christian Kunda Mutoki, haut cadre du parti, a vivement réagi après les incidents. Il dénonce ce qu’il qualifie de violation grave des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, la liberté de réunion et les principes de l’État de droit.
