Kinshasa, 27 mai 2026 – Le débat autour d’une éventuelle révision ou d’un changement de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Dans le Haut-Katanga, maître Gisèle Ngungwa, haut-cadre de l’Union sacrée, affiche ouvertement sa position en faveur d’un changement de la loi fondamentale.
Dans un entretien accordé à la presse, cette personnalité politique de la majorité présidentielle affirme n’avoir jamais varié de position sur cette question institutionnelle.
« Moi depuis, j’ai toujours été pour la révision constitutionnelle et voire même le changement constitutionnel. Je ne change pas d’encre. Aujourd’hui, on a deux thématiques : on révise ou on change, mais moi, en tant que personnalité de l’Union sacrée, je suis pour le changement de la Constitution », a-t-elle déclaré.
Maître Gisèle Ngungwa critique par ailleurs l’attitude de certains opposants qu’elle accuse selon ses propos, de détourner le débat de fond. Pour elle, les discussions ne devraient pas se concentrer uniquement sur la question du mandat du président de la République.
« Le vrai débat, ce n’est pas le mandat présidentiel. Ceux qui s’opposent à la vision du chef de l’État disent : “vous êtes fin mandat, vous ne changez pas”. Là, le débat porte sur la personne », a-t-elle soutenu.
La cadre de l’Union sacrée estime plutôt que les enjeux liés à la gouvernance et à l’efficacité des politiques publiques devraient être au centre des discussions.
Elle considère qu’un temps plus élargi permettrait aux dirigeants de mettre en œuvre leurs programmes et d’apporter des réponses durables aux défis du pays.
« Le grand problème, c’est en termes de gouvernance, des résultats ou des responsabilités en tant que politique. Parce que lorsque vous avez suffisamment le temps, vous avez le temps d’asseoir votre politique et d’apporter des solutions appropriées sur des questions vitales qui réglementent notre société congolaise », a-t-elle expliqué.
Dans ses déclarations, maître Gisèle Ngungwa s’est également référée aux récentes prises de parole du président Félix Tshisekedi, estimant que le débat sur la Constitution mérite d’être traité comme une réflexion de fond sur le fonctionnement des institutions.
« Je crois que le chef de l’État, son excellence Félix Tshisekedi, en a largement parlé lors de son récent point de presse, que le changement de la Constitution n’est pas de la théâtralisation », a-t-elle insisté.
Par ces propos, Gisèle Ngungwa salue une démarche qu’elle considère comme responsable et tournée vers le renforcement de la gouvernance, tout en réaffirmant son soutien à la vision portée par le chef de l’État dans le débat sur l’avenir constitutionnel de la République démocratique du Congo.
