Beni, 22 juin 2026- Plus de six mille élèves finalistes ont entamé ce lundi les épreuves de la session ordinaire de l’Examen d’État dans la ville de Beni, au Nord-Kivu, marquant une étape décisive de leur parcours scolaire dans un contexte marqué par une importante innovation dans le processus de correction.
Sur les 6 275 candidats attendus dans la province éducationnelle Nord-Kivu II, 3 151 sont des filles, représentant plus de la moitié des effectifs inscrits. Pendant quatre jours, les finalistes seront évalués à travers différentes épreuves portant notamment sur la culture générale, les sciences et les langues, avec l’espoir d’obtenir le diplôme d’État ouvrant les portes de l’enseignement supérieur ou du monde professionnel.
Cette édition 2026 se distingue particulièrement par l’inauguration d’un centre local de scannage des copies d’examen à Beni. Mis en service ce lundi par les autorités éducatives, ce dispositif permettra la numérisation des copies directement sur place, évitant leur transfert vers d’autres centres de traitement comme lors des précédentes sessions.
Selon les responsables du secteur éducatif, cette innovation vise à réduire considérablement les délais de traitement des copies et à renforcer l’efficacité du système de correction. La correction devrait ainsi débuter immédiatement après la clôture des épreuves, avec l’ambition de publier les résultats dans un délai beaucoup plus court.
Cette avancée technologique est saluée comme une réponse aux préoccupations récurrentes liées à la lenteur dans la publication des résultats. Elle pourrait également servir de modèle pour d’autres provinces éducationnelles du pays si l’expérience s’avère concluante.
Malgré les défis sécuritaires persistants dans certaines zones du Nord-Kivu, les autorités scolaires ont assuré la tenue effective des examens, appelant les candidats à la sérénité, à la discipline et à la concentration afin de terminer avec succès leur cycle secondaire.
