Kinshasa, 03 janvier 2024.- Depuis environ deux semaines, la sous-station implantée au site PMKO, dans la commune de Bipemba à Mbuji-Mayi, est désormais alimentée en énergie électrique.
Dotée d’une puissance de 3 mégawatts, cette installation puise son énergie de la centrale hydroélectrique de Tubi Tubidi, exploitée par la Société Anhui d’investissement minier (SACIM). Les premières ampoules allumées par les responsables de la Société nationale d’électricité (SNEL) marquent une étape cruciale dans ce projet.
Après une année de travail acharné, la ligne de transport électrique Tshibue-Boya-Katende-Mbuji-Mayi-Kabeya-Kamwanga est désormais alimentée, grâce à l’expertise des ingénieurs de la Société nationale d’électricité. Cette avancée énergétique est le fruit de la centrale hydroélectrique de Tubi Tubidi, construite par la SACIM, qui exploite le diamant dans la localité de Boya, territoire de Miabi.
Les essais en cours depuis environ deux semaines ont abouti à l’éclairage de la sous-station de Bipemba à Mbuji-Mayi. Selon des sources proches de la SNEL, la sous-station de Miabi est également déjà alimentée, et celle de Kabeya-Kamwanga le sera dans quelques heures. Dans quelques semaines, la sous-station de Mbuji-Mayi distribuera l’énergie électrique sur la ville, débutant par la commune de Bipemba.
Cette avancée prometteuse laisse entrevoir un avenir économique florissant pour la région. En effet, de nombreux observateurs estiment que la mise en service de ces sous-stations va considérablement renforcer l’économie locale et résoudre les difficultés liées au manque d’énergie électrique.
Le Kasaï-Oriental, jusqu’à présent, ne comptait que sur le barrage hydroélectrique de Tshiala, en service depuis 1933 sur la rivière Lubilanji dans le territoire de Katanda. Cette centrale, gérée par l’entreprise Energie du Kasaï (Enerka), s’était avérée insuffisante ces dernières années, ne produisant que 3,2 mégawatts. Cependant, avec ces nouvelles avancées, la région peut désormais envisager un approvisionnement énergétique plus fiable et durable.
Nicolas Kayembe
