Kinshasa, 06 janvier 2024.- L’affaire impliquant Colette Tshomba, rapporteur du bureau et candidate à la députation nationale à la circonscription de Funa, a pris une tournure inattendue.
Accusée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de fraude électorale, de corruption et de détention illégale de dispositifs électroniques pour le vote, Tshomba a rejeté vigoureusement ces allégations.
Dans une réaction sur X, elle a affirmé que ces accusations étaient le résultat d’une manipulation grossière, soulignant qu’elle préférait faire de la “politique pure et dure” plutôt que de se rabaisser pour obtenir des voix. «Tout ceci est le résultat d’une grossière manipulation, mais je garde ma dignité. Je fais la politique pure et dure, et je n’ai pas besoin de me rabaisser pour obtenir des voix », répond-elle.
Malgré l’invalidation de sa candidature, Tshomba, une députée nationale élue à chaque législature, a souligné son expérience électorale et la fidélité de ses électeurs, exprimant sa gratitude envers ces derniers. « J’ai une expérience électorale, la connaissance du terrain depuis des années et mes électeurs me sont fidèles et reconnaissants », dit-elle.
Elle a qualifié la décision de la Céni de chasse à l’homme, soulignant que seul Dieu est le juste juge. « Je les remercie encore pour leur confiance renouvelée. Ça ressemble à une chasse à l’homme. Seul Dieu est le juste juge », regrette-t-elle.
Cette décision est intervenue après la mise en place d’une commission d’enquête sur la perturbation des scrutins du 20 décembre 2023. Tshomba a la possibilité de contester cette décision devant la Cour constitutionnelle, tout en soulignant que la charge de la preuve incombe également à la Céni.
Nicolas Kayembe
