Kinshasa, 06 juin 2024- Depuis l’annonce de la prochaine élection du bureau définitif du Sénat, une querelle oppose Jonas Mukamba et Pascal Kinduelo concernant la direction du bureau d’âge.
À 93 ans, Mukamba affirme n’avoir jamais renoncé à son droit constitutionnel de présider le bureau provisoire. Ses avocats annoncent son intention de convoquer une plénière pour traiter des questions en suspens, telles que la rédaction du règlement intérieur et l’élection des membres du bureau définitif. De son côté, Pascal Kinduelo, âgé de 86 ans, avait initialement pris la présidence du bureau provisoire en raison de son âge lors de son installation après les sénatoriales d’avril.
Suite aux élections sénatoriales du 26 mai, Jonas Mukamba a été élu sénateur dans la province de l’Équateur, devenant ainsi le plus âgé de tous les élus, y compris Pascal Kinduelo. Face à cette dissonance, la question de la légitimité de la présidence du bureau provisoire se pose.
Intervention de la Constitution
En vertu de la Constitution, c’est Mukamba qui devrait diriger le bureau d’âge, et non Kinduelo, dont la persistance à rester au perchoir pourrait constituer une violation des règles fondamentales.
Les avocats de Jonas Mukamba mettent en garde contre les conséquences d’un maintien de Kinduelo à la présidence, soulignant que cela exposerait les travaux de la plénière à des risques d’inconstitutionnalité et de critiques internationales.
“Persister sur cette voie, c’est exposer tout le travail que ferait la plénière présidée par un bureau d’âge dirigé par un moins âgé à la censure d’inconstitutionnalité sur le plan interne et aux critiques sur le plan international”, ont conclu les avocats du doyen Jonas Mukamba.
Il est donc impératif de respecter l’ordre constitutionnel pour garantir la légitimité des décisions prises au sein du Sénat. Cette situation met en lumière les enjeux liés à la gouvernance et à la stabilité institutionnelle dans un contexte politique complexe et en évolution constante.
Christian Mubiala
