Kinshasa, 26 novembre 2024- L’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, est attendu le 2 décembre prochain devant la Cour de cassation pour témoigner dans le cadre du procès sur le détournement présumé de fonds publics dans l’affaire des forages d’eau. Ce dossier, qui implique des personnalités politiques et des opérateurs économiques, souligne de graves dysfonctionnements dans la gestion des ressources publiques.
Outre Nicolas Kazadi, d’autres figures majeures sont également convoquées, notamment Muhindo Nzangi, ministre du Développement rural, Guy Mikulu, ancien titulaire du même poste, et Jules Alingete, Inspecteur général des finances (IGF). Ces témoins auront pour mission de clarifier les circonstances entourant les contrats de forages et les flux financiers liés à ce projet.
Le ministère public accuse François Rubota, ancien ministre du Développement rural, et l’opérateur économique Mike Kasenga d’avoir détourné 47 millions de dollars sur les 72 millions décaissés pour la réalisation de forages destinés à approvisionner en eau plusieurs villages de la RDC. L’enjeu est de taille, car ces fonds, essentiels pour des projets d’intérêt public, auraient été mal utilisés, selon les plaignants.
Lors de l’audience de ce lundi 25 novembre, les avocats des prévenus ont dénoncé un manque de preuves. Selon eux, la comparution des témoins, dont celle de Nicolas Kazadi, est cruciale pour établir les responsabilités et vérifier les accusations. “Ces témoignages sont essentiels pour la manifestation de la vérité”, a souligné le bâtonnier Kalengi, avocat de Mike Kasenga.
Ce procès, qui capte l’attention nationale, s’annonce comme un tournant dans la lutte contre la mauvaise gestion des fonds publics en RDC. La participation de Nicolas Kazadi, acteur clé de l’époque, sera déterminante pour éclairer la Cour sur les conditions dans lesquelles ce projet controversé a été financé.
