Kinshasa, 28 juillet 2025- L’ancien secrétaire permanent adjoint du PPRD, Ferdinand Kambere, a vivement critiqué Martin Fayulu, l’accusant de répéter des « mensonges recyclés » et de faire preuve de « duplicité politique ». Cette sortie intervient après les récentes déclarations de l’opposant concernant l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila.
Dans une publication percutante sur X (anciennement Twitter), Kambere a réagi à une sortie de Fayulu affirmant : « On m’a volé ma victoire à l’élection de 2018, je n’ai pas pris les armes », insinuant par là que Joseph Kabila, récemment revenu par Goma, aurait emprunté une autre voie. Une accusation implicite que Kambere dénonce comme étant une tentative de justifier un « procès politique bidon » contre l’ancien président.
« Deux mois que Joseph Kabila vit à l’Est, au vu et au su de tous : pas une arme, pas un groupe armé à ses ordres, pas un coup de feu », a-t-il fermement répliqué. Il dénonce ainsi une instrumentalisation de la justice militaire par les autorités actuelles, dans le but de faire taire une figure influente de la scène politique.
Dans le même souffle, Kambere accuse Fayulu de chercher secrètement un poste de Premier ministre. Il soupçonne ce dernier de miner volontairement le processus de dialogue national prôné par la CENCO et l’ECC, une initiative pourtant saluée par la communauté internationale, notamment à travers la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU.
« Hypocrisie ! », a-t-il lancé, en rappelant que Fayulu, qui avait qualifié les élections de 2023 de chaotiques, y avait malgré tout participé. Pour Kambere, cette attitude relève d’une stratégie bien rodée visant à cautionner un processus électoral vicié.
Ferdinand Kambere affirme que les attaques contre Joseph Kabila servent à détourner l’attention publique des véritables enjeux. À ses yeux, il s’agirait de faire oublier les « accords de trahison » que le pouvoir actuel aurait signés avec des pays comme le Rwanda, l’Ouganda ou le Qatar. « Quelle que soit la gloutonnerie politique, le Congo n’est pas à vendre ! », a-t-il martelé.
