Kinshasa, 25 août 2025- Depuis trois décennies, la République Démocratique du Congo traverse un cycle répétitif de conflits armés ayant coûté la vie à des millions de ses citoyens. Face à cette situation dramatique, souvent exacerbée par l’ingérence de certains États voisins, la CENCO, l’ECC, la Plateforme des confessions religieuses et la CIN ont présenté une feuille de route destinée à l’organisation d’un dialogue national inclusif.
Réunies ce lundi 25 août au siège de la CENCO à Kinshasa, ces organisations religieuses ont annoncé avoir harmonisé leurs positions. Elles ont, dans la foulée, exhorté le président Félix Tshisekedi à poser des actes concrets qui officialiseraient le lancement du processus.
« Nous, vos pères spirituels, sommes persuadés que cette démarche n’est pas une initiative ordinaire mais une action pastorale et prophétique, pleine des certitudes que la foi en Dieu ne déçoit jamais, mais au contraire guide et illumine chaque pas de ceux et celles qui se confient en lui », a déclaré Ejiba Yamapia.
S’exprimant au nom de la Plateforme des Confessions Religieuses, il a appelé le chef de l’État, en sa qualité de garant de la nation, à respecter les dispositions de l’article 69 de la Constitution et à prendre, dans les meilleurs délais, des actes officiels permettant de lancer ce processus national et inclusif de paix.
Par ailleurs, les responsables religieux ne se sont pas limités à interpeller le président. Ils ont également adressé un message clair à la communauté internationale, l’invitant à accompagner et à soutenir cette feuille de route commune.
« Nous lançons un vibrant appel aux partenaires internationaux à pouvoir diligemment reconnaître officiellement ce processus national holistique et inclusif de paix dont les grandes étapes viennent d’être rendues publiques à travers la présente communication. De ce fait, nous attendons d’eux un accompagnement sincère et constructif », a poursuivi Ejiba Yamapia.
Il a en outre appelé les Congolais, toutes tendances confondues, à s’unir. « À vous tous et toutes, nos très chers compatriotes, fils et filles du Grand Congo, nous prions l’Éternel Dieu Tout Puissant […] afin que ce rêve collectif de bâtir un Congo plus beau qu’avant se réalise et se concrétise d’ici maintenant et à l’horizon 2060, l’année du centenaire de notre indépendance nationale », a-t-il conclu.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité de l’initiative présidentielle du « Pacte social pour la paix et le bien-vivre-ensemble », élargie à plusieurs confessions religieuses. Elle intervient aussi dans un contexte où les efforts diplomatiques internationaux tardent à produire des résultats tangibles, renforçant ainsi la nécessité d’un dialogue national inclusif.
