Kinshasa, 31 août 2025- Lors du congrès de l’Union sacrée, le président Félix Tshisekedi a tenu à réaffirmer son attachement au principe d’un dialogue national. Pour lui, cet exercice reste une clé incontournable pour cimenter la réconciliation et renforcer l’unité du pays. Il a cependant rejeté toute idée d’une médiation extérieure.
Le chef de l’État a souligné que ce processus devait être porté et conduit par les Congolais eux-mêmes. « Je suis un homme de dialogue. Je vais me servir de cet instrument pour rassembler les Congolais et les réunir autour d’un idéal commun », a-t-il indiqué, en insistant sur le caractère purement national de cette démarche.
Dans son intervention, Félix Tshisekedi a précisé que la RDC n’avait nul besoin de recours à un facilitateur étranger. Selon lui, « ce dialogue se tiendra avec des Congolais non inféodés aux pays voisins », une manière d’exclure toute influence extérieure qui pourrait conditionner le processus.
Cette position tranche avec plusieurs appels internationaux, parmi lesquels celui de l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki. Ce dernier avait proposé de parrainer une initiative inclusive réunissant gouvernement, opposition et société civile. Kinshasa a néanmoins décliné l’offre, la jugeant inopportune et contraire à la souveraineté du pays.
En marge de ce rejet de médiation, le président congolais a aussi profité de son discours pour dénoncer les violences persistantes dans l’Est de la RDC. Il s’est dit préoccupé par l’action des groupes armés qui, selon lui, retardent le développement et freinent les projets visant à améliorer la vie de la population.
Enfin, Félix Tshisekedi a rappelé que seule une réconciliation nationale durable pourrait ramener la stabilité. La violence, a-t-il martelé, ne peut rien résoudre. Son appel à l’unité est que les Congolais doivent se rassembler autour du dialogue afin de bâtir ensemble un avenir pacifique et prospère.
