Kinshasa, 09 septembre 2025- Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a exhorté ce lundi 8 septembre la communauté internationale à reconnaître les génocides commis sur le sol congolais au cours des trente dernières années.
Dans un message vidéo diffusé à Genève à l’ouverture de la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’instaurer une justice transitionnelle adaptée aux réalités congolaises, afin de garantir la vérité, d’assurer la réparation aux victimes et de consolider la paix. « La mémoire des victimes et la dignité des survivants exigent que ces atrocités ne soient pas oubliées », a-t-il affirmé.
Le message principal est sans équivoque : la RDC demande que ces atrocités soient reconnues au même titre que d’autres génocides à travers le monde, afin de rendre justice aux millions de victimes directes et indirectes.
Cet appel s’inscrit dans une dynamique plus large, marquée ces derniers mois par les plaidoyers répétés d’acteurs politiques et de la société civile congolaise, tous réclamant que la communauté internationale mette fin au silence entourant les crimes de masse qui ont endeuillé le pays.
Si la RDC insiste sur la reconnaissance du génocide dont elle estime avoir été victime, la question demeure sensible sur le plan diplomatique. Certains États membres de l’ONU redoutent que cette reconnaissance n’entraîne des tensions régionales, notamment avec des pays voisins accusés à plusieurs reprises d’ingérence dans l’Est congolais.
Cependant, des voix s’élèvent au sein de la communauté internationale pour soutenir le devoir de mémoire congolais, estimant qu’il constitue une étape indispensable pour bâtir une paix durable dans la région des Grands Lacs.
