Kinshasa, 19 septembre 2025- L’affaire impliquant l’ancien président de la République ́, Joseph Kabila, a repris ce vendredi 19 septembre devant la Haute cour militaire, à la suite de la réouverture des débats. La partie civile, représentant la République, a poursuivi ses plaidoiries après avoir renoncé à faire comparaître les témoins initialement cités, invoquant des difficultés liées à leur sécurisation.
Au cours de son intervention, la partie civile a insisté sur la responsabilité de Joseph Kabila en sa qualité de supérieur hiérarchique et de dirigeant présumé du mouvement rebelle AFC/M23, l’accusant de n’avoir pas empêché les crimes commis par ses troupes. Elle a également remis en cause la pertinence de son ancienne fonction officielle et évoqué la question de sa prétendue nationalité rwandaise. Les dommages-intérêts réclamés ont été relevés à 30 milliards de dollars, contre 24 milliards initialement.
De son côté, le ministère public a réaffirmé ses réquisitions antérieures, demandant une nouvelle fois la peine capitale contre l’ancien chef de l’État. La Cour a indiqué que le dossier était désormais en délibéré, le verdict devant être rendu dans le délai fixé par la loi.
Joseph Kabila fait face à de lourdes accusations, parmi lesquelles la participation à un mouvement insurrectionnel, la trahison, ainsi que des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. Ces charges graves justifient, selon l’accusation, la peine de mort déjà sollicitée à son encontre.
Ce procès, suivi de près à travers le pays, constitue une étape cruciale dans l’histoire judiciaire congolaise, tant par la personnalité du prévenu que par la gravité des infractions mises à sa charge.
