Kinshasa, 13 octobre 2025- Une question orale avec débat vient d’être déposée au Bureau de l’Assemblée nationale par l’honorable Maombi Katsongo Sosthène, député national élu du territoire de Lubero (Nord-Kivu).
Dans sa correspondance adressée au président de la Chambre basse, le parlementaire exige des explications claires du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, sur la nature des appuis fournis par son ministère au Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS), ainsi que sur les mécanismes de contrôle de la gestion des fonds alloués à cette structure stratégique.
Selon l’élu de Lubero, plusieurs zones de l’Est, notamment Beni, Lubero, Walikale et Masisi, connaissent un profond malaise au sein des antennes territoriales du P-DDRCS. Lors de ses récentes vacances parlementaires, Maombi Katsongo affirme avoir constaté sur place un sit-in désespéré des cadres et agents du programme devant des bureaux fermés, réclamant trois ans d’arriérés de salaires, primes et avantages sociaux.
» Malgré les résultats palpables obtenus grâce à l’appropriation locale du programme dans ces zones, ces agents n’ont perçu aucune rémunération. Cette action de contrôle parlementaire vise à sauver des vies et à renforcer la paix et la sécurité nationale » a déclaré le député Maombi Katsongo Sosthène.
Le P-DDRCS, lancé pour accompagner le processus de désarmement et de réinsertion des ex-combattants, constitue l’un des piliers des efforts du gouvernement Tshisekedi pour stabiliser l’Est de la République démocratique du Congo. Cependant, des retards dans le financement et des soupçons de mauvaise gestion fragilisent la mise en œuvre de ce programme jugé essentiel à la paix durable.
Cette interpellation parlementaire ouvre un nouveau front de reddition des comptes au sein du gouvernement, à un moment où la population attend des résultats concrets sur la sécurité et la bonne gouvernance. Le Bureau de l’Assemblée nationale devra désormais programmer la séance de débat au cours de laquelle le Vice-Premier ministre de l’Intérieur sera appelé à s’expliquer devant la représentation nationale.
