Kinshasa, 23 octobre 2025- L’Union des femmes des médias pour la paix (UFMP) tire la sonnette d’alarme sur la recrudescence des violations de la liberté de la presse dans la région d’Uvira, à l’est de la République démocratique du Congo. Lors d’un atelier consacré à la sécurité des journalistes, l’organisation a révélé avoir documenté cinquante et un (51) cas d’atteinte à la liberté de la presse dans cette ville, considérée comme la capitale provisoire du Sud-Kivu.
Selon Joséphine Mungubi, coordinatrice de l’UFMP, ces incidents témoignent d’un environnement de travail de plus en plus dangereux pour les professionnels des médias.
« Les journalistes ont été confrontés à des incidents graves, compromettant leurs capacités à exercer leur métier en toute sécurité. Il est donc urgent de renforcer la protection des professionnels des médias dans cette région, non seulement pour assurer leur intégrité physique, mais aussi pour garantir la libre circulation de l’information essentielle en période de crise » a-t-elle déclaré.
L’atelier, tenu mercredi à Uvira, s’inscrivait dans le cadre d’un programme de sensibilisation sur la sécurité des journalistes et la promotion d’un environnement médiatique libre et responsable. Les participants ont débattu des obstacles rencontrés dans l’exercice du journalisme, notamment les intimidations, les arrestations arbitraires, les menaces physiques et les restrictions d’accès à l’information.
Ces violations, selon l’UFMP, compromettent non seulement le droit fondamental à l’information, mais aussi la contribution des médias à la paix et à la stabilité dans une région marquée par des tensions sécuritaires récurrentes.
L’organisation a appelé les autorités locales, les forces de sécurité et les partenaires de la société civile à s’engager résolument pour la protection des journalistes et à promouvoir un climat de respect des libertés fondamentales, condition indispensable à la démocratie et à la gouvernance transparente.
