Kinshasa,31 octobre 2025- Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières a annoncé ce jeudi, la suspension des activités du parti politique Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigé par Théophile Bemba Fundu. Cette décision intervient dans un contexte politique tendu, où plusieurs formations issues de l’opposition historique font l’objet de sanctions administratives.
Selon le document officiel daté du 28 octobre 2025, le gouvernement congolais reproche à Théophile Bemba Fundu, fondateur et président de l’AAP, d’avoir participé au conclave organisé à Nairobi du 14 au 15 octobre 2025, sous la présidence de Joseph Kabila, ancien chef de l’État condamné à mort pour lien avec les rebelles. Ce conclave est présenté par les autorités comme un regroupement soutenant la rébellion du M23/AFC, qualifiée de mouvement d’agression contre la République démocratique du Congo et appuyée par le Rwanda.
Le ministre de l’Intérieur rappelle que Théophile Bemba Fundu avait déjà été condamné par la justice congolaise pour haute trahison, notamment pour des actes de ralliement à des forces hostiles au pays. En participant à cette rencontre de Nairobi, il aurait, selon l’arrêté, adhéré à la philosophie d’agression portée par Joseph Kabila et ses alliés, ce qui constitue une violation grave de la Constitution et de la loi sur les partis politiques.
L’arrêté souligne que toute activité à caractère militaire, paramilitaire ou assimilée est strictement interdite aux partis politiques, et que le comportement du président de l’AAP est de nature à porter atteinte à l’unité nationale et à la souveraineté du pays.
Ainsi, le parti Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP) rejoint la liste des formations politiques récemment suspendues, après le PPRD et le parti de José Makila, tous accusés de s’associer à des initiatives jugées contraires aux intérêts nationaux.
Le ministère de l’Intérieur justifie sa décision par “l’urgence et la nécessité de préserver l’ordre public, l’unité nationale et la souveraineté de la République.”
